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Biographie de Jean-Marc


Nous avons l’immense douleur de vous faire part du décès de Jean-Marc Zucconi à l’âge de 54 ans, à la suite d’un cancer foudroyant de la moëlle osseuse.

Après sa maîtrise de Physique, Jean-Marc avait suivi en 1978 le DEA de Physique Théorique à l’Université Paris 6 sous la responsabilité de Maurice Lévy. Pour sa Thèse de 3ème Cycle, il avait construit un modèle numérique évolutif de la composition de la stratosphère terrestre. Il s’agissait de l’un des tout premiers modèles développés en Europe pour analyser les mécanismes chimiques qui gouvernent l’état stationnaire chimique de cette région. Il a passé avec succès le concours d’assistant d’observatoire en 1982. Il a alors noué une fructueuse collaboration avec Jean-Paul Parisot pour construire un modèle de l’atmosphère de Vénus. Par la suite, il a participé à la conception et à la construction du spectromètre tricanal de la mission Vega vers la comète de Halley. Au cours de ces différents projets, il a développé une compétence remarquable en modélisation des énormes systèmes d’équations aux dérivées partielles que l’on rencontre en physico-chimie atmosphérique. Dans les années 1987-90, il a constitué, avec Michel Festou, une équipe scientifique très performante dans le domaine des atmosphères cométaires. Il s’est attaché à résoudre des problèmes de calcul de fluorescence dans la coma de certaines comètes. Il a ainsi pu déterminer différents rapports d’abondances d’espèces isotopiques comme C12/C13. Il a effectué le calcul du spectre de fluorescence de CN, de CH et d’autres molécules dans les comètes. Les calculs de spectres synthétiques qu’il a développés sont largement utilisés pour interpréter en termes d’abondances les spectres obtenus par les équipes spécialisées dans l’étude des comètes, principalement l’équipe de Liège et l’équipe du Lesia à Meudon.

Jean-Marc nous a donné l’image d’un physicien désintéressé, très rigoureux, recherchant toujours la précision la plus extrême. Il était d’une grande modestie. Il ne s’est jamais mis en avant et n’a certainement pas recueilli les hommages que la qualité de ses travaux auraient dû lui valoir. Nous perdons un collègue discret, toujours prêt à résoudre un problème de physique difficile. Notre petite communauté de l’Observatoire de Besançon ressent très douloureusement la perte de cet ami.

Guy Moreels

Observatoire de Besançon

 




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Mis à jour le : 1er septembre 2010
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