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La
nébuleuse de la Tête de Cheval Crédit: Nigel Sharp (NOAO), NSF; Copyright: AURA |
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Amas
d'étoiles M16 et la nébuleuse de l'Aigle
Crédit: J. Hester, P. Scowen (ASU), HST, NASA |
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Système
planétaire se formant dans Orion Crédit: C. R. O'Dell and S. K. Wong (Rice U.), WFPC2, HST, NASA, |
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Proplides:
Enfantement de systèmes solaires? Crédit: C.R. O'Dell (Rice U.), NASA, |
Les planètes
sont-elles communes dans notre galaxie ? Il existe une forte présomption
pour que la réponse soit "oui", comme le montre cette photographie prise
depuis le télescope spatial Hubble en 1994. Ce détail de la Nébuleuse
d'Orion révèle ce qui semble être des disques de poussière
et de gaz entourant de jeunes étoiles nouvellement formées. Ces
globules flous, appelés proplides, semblent être des systèmes
solaires en formation. Une observation plus complète de 110 étoiles
de la région a permis de découvrir 56 proplides.
Formation
des comètes:
On comprend que l'étoile (ou Soleil) est formée par l'effondrement
gravitationnel des éléments. S'il y a suffisamment de matière
donc de masse, il y aura création d'étoiles, tandis que le reste
de matière plus diffus formera des planètes (des comètes)
ou restera en l'état. Les modèles montrent que le Soleil aurait
mis 50 millions d'années pour se former.
Cette théorie est couramment admise: le système solaire se serait
structuré à la suite de la contraction d'un nuage interstellaire
sous forme de disque. Les comètes seraient alors des planétoïdes
(planètes non formées), résultant de l'accrétion
de poussières et de la condensation de gaz dans ce disque. Ces précieuses
comètes seraient donc constituées par la matière présente
dans la Nébuleuse solaire primitive. Ce serait le cas, en particulier,
pour les comètes à grande période. Les comètes à
courte période sont vraisemblablement nées dans la ceinture de
Kuiper et ne sont pas aussi âgées et primitives que les comètes
à longue période.
Les comètes, donc en particulier celles à grande période,
reflètent la nature du système solaire tel qu'il était
il y a 4,6 milliards d'années. Elles n'ont pratiquement pas changé
depuis. Dormant dans un nuage à environ -270° Celsius, sans impacts
sans réactions chimiques, elles sont le témoin de la formation
du système solaire.
Les
comètes à l'origine de la vie sur Terre?
Beaucoup d'impacts de comètes sur les planètes se sont produits.
Ils ont même été observés de nos jours: impact de
la comète Shoemaker-Levy 9 sur la planète Jupiter en 1993 (voir
"qu'est-ce qu'une comète"). Au cours de ces impacts, les comètes
ont pu ensemencer les planètes (la Terre, dans le passé) avec
des éléments légers "volatiles" et des éléments
plus lourds comme les molécules organiques.
Ont-elles apporté la vie sur Terre? Parmi les molécules cométaires
identifiées se trouvent des molécules prébiotiques comme
HCN, HC3N, H2CO ou H2S. Des molécules
organiques plus complexes sont probablement aussi présentes, comme les
deux hydrocarbures polycycliques aromatiques (dérivés du benzène)
identifiés par une équipe de scientifiques de Besançon
dans la comète de Halley. Il s'agit du phénanthrène C14H10
et du pyrène C16H10, deux corps par ailleurs très
cancérigènes.
Une grande partie de ces molécules est probablement détruite lors
de l'impact des comètes sur Terre. Des fragments peuvent cependant atteindre
la surface terrestre en conservant une partie de leur contenu moléculaire
organique. Ces molécules sont des pierres constitutives de la route de
la création de la vie, mais pas de la vie.
A partir des composés organiques et en présence d'eau (deux apports
des comètes sur la Terre), on peut facilement former les acides aminés
(adénine, guanine, cytosine et thymine). La théorie montre que
l'effet d'un rayonnement ultraviolet intense sur les glaces cométaires
provoque la formation d'adénine à partir du formaldéhyde
et de glace amorphe formant un manteau organique réfractaire autour du
noyau cométaire (observation faite sur le noyau de la comète de
Halley). Cependant un problème subsiste. La concentration du deutérium
dans l'eau des comètes est deux fois plus importante que la concentration
du deutérium dans l'eau terrestre, ce qui suggère une autre origine
pour l'eau terrestre. Mais cette étude n'est basée que sur l'observation
de trois comètes à longue période. Les comètes à
courte période ont plus impacté la Terre, et ainsi l'eau terrestre
pourrait être due en parti aux comètes.
Les futures missions spatiales cométaires comme Rosetta devrait
aider à comprendre les différents résultats d'observation
effectuées à ce jour.